Le cerveau mou de l'existence

Chorégraphie et interprétation Collin Cabanis, Auguste de Boursetty, Délia Krayenbühl, Emma Saba, Fabio Zoppelli Musique Marie Delprat Création lumière Zineb Rostom Scénographie 25 Deblue Assistanat scénographie Al Costumes Stéphanie Rosianu avec l’aide de Safia Semlali Régie Redwan Reys Regard extérieur Lisa Laurent, Bast Hippocrate Photos et teaser Anouk Maupu

*Le bruit des cigales, et ce presque rien duquel tout va pourtant naître. C’est avec une vue plongeante sur un parterre de matelas roses que le public s’immerge dans la représentation d’un espace neuronal proposée par les membres du collectif Foulles. Accueillant, malléable, le cerveau mou de l’existence nous fait entrer dans un espace doux en apparence bien qu’il soit l’épicentre d’un système nerveux responsable de tous nos mouvements, nos pensées et nos peurs. L’ambiance flottante qui plane dans la salle est étrange. Sur un sol recouvert de matelas, cinq êtres humains se reposent. Rien ne bouge, ou du moins, très lentement. Il n’y a que quelques battements métronomiques qui résonnent dans la salle. Les corps se déplacent, progressivement. Rien ne semble presser ces larves ambulantes… Et pourtant on sent bien une tension, tout pourrait advenir. On perds la notion du temps et on se laisse porter par les connexions synaptiques qui font ressurgir pêle-mêle, un souvenir adolescent, une musique qui tourne dans la tête, la mémoire d’un tutoriel youtube..* Noëlie Jeannerat pour L'Atelier Critique